Accéder au contenu principal

Retrouvez toutes les vidéos sélectionnées en vous abonnant à notre chaîne YouTube ! (cliquez ici)

Actuellement sur LYFtvNews :



L´escroquerie au fromage... français


Au Chili, les français font parfois la une de l´actualité, mais l´information est rarement à leur avantage. Sans remonter aux temps historiques d´Emile Dubois, le tueur en série de Valparaiso, ou de Antoine de Tounens qui s´était fait déclaré roi de Patagonie, les journaux locaux mettent de temps en temps en avant les hauts faits de nos compatriotes.
L´année dernière c´était un certain Hochenebel qui était arrêté pour "terrorisme" (rien que çà) à la demande d´interpol . Installé dans une parcelle de la précordillère près de Santiago, ce français n´avait rien trouvé de mieux que d´envoyer des mails de menaces à la comunauté juive de France et dans des kibboutz d´Israel. Se disant proche du front national, il n´a finalement pas été expulsé.
Mais s´il est un domaine dans lequel les français excellent, il semble bien que ce soit l´escroquerie. Au Chili, il existe une expression pour ce type de délit, qui a d´ailleurs inspiré une série télévisée "El cuento del tio". En clair, l´histoire de l´oncle d´amérique, qui vous propose de gagner facilement et rapidement des fortunes. La dernière en date est celle de madame Gil, une française très "classe" qui, au travers de la société Fermex S.A., aurait soutiré leurs économies à des centaines de pauvres gens.
Les victimes achetaient 250000 pesos ( 385 Euros) des sacs de ferments pour la production de fromages . Ils devaient fabriquer ces fromages que madame Gil leur rachetait 500000 pesos (presque 800 euros) quinze jours plus tard afin de les revendre à l´industrie cosmétique française. Durant plus d´un an, certaines des victimes ont investi tout leur argent, celui de leur famille et de leurs proches. Beaucoup d´entre eux ont même contracté des emprunts pour investir dans la fabrication de fromages.
Aujourd´hui, les comptes de la société sont fermés, les associés chiliens de madame Gil sont en prison et celle-ci s´est envolée. Les villageois, qui n´avaient déjà pas beaucoup d´argent pour vivre, n´ont plus qu´à attendre le résultat du procès qui, compte tenu de la complexité du cas, n´aura pas lieu avant deux ans.









Commentaires

  1. coelho herve22/7/06 1:42 PM

    coelho.herve info pour tous site: rv 01011967

    RépondreSupprimer
  2. Un an après, d´après le journal Libération, la justice française n´a toujours pas avancé...

    "La France est-elle en train d’enterrer une gigantesque escroquerie, devenue affaire d’Etat au Chili, qui a fait là-bas plus de 5 500 victimes, paysans et petits employés spoliés de 10 milliards de pesos, soit 15 millions d’euros ?"

    Une Française est suspecte numéro 1 de cette immense arnaque, dite des «fromages magiques». Cela consiste à vendre des ferments lactiques et divers matériels à des crédules, avec la promesse de les racheter le double de leur prix quatre mois plus tard, lorsque les «fromages»,petites rondelles jaunes et grasses non comestibles, sont à point pour l’industrie cosmétique.
    Verrous. Par son ampleur, l’escroquerie a fait scandale au Chili. Des villages entiers se sont fait prendre (lire ci-contre). Huit tonnes de «fromages» ont été retrouvées en avril 2006 dans un entrepôt. Deux entrepreneurs véreux, Victor Mella et Fernando Jara, sont sous les verrous depuis le 18 juillet 2006. Leur société, Fermex, créée en mars 2005, est dissoute. Reste la créatrice présumée de cette douteuse industrie : une Française, Gilberte Van Erpe, 66 ans, dite «Madame Gil». Juste avant l’incarcération des deux entrepreneurs chiliens, celle dont le nom figure au premier plan du dossier judiciaire, s’est envolée pour pour la France.
    Un mandat d’arrêt international a été lancé par le Chili comme par le Pérou, où elle est accusée de la même machination. Mais «Madame Gil» ne se cache pas, elle vit tranquillement à Paris, elle sait que la France n’extrade pas ses citoyens. Et n’a pas l’air de les poursuivre non plus.
    Après la plainte déposée par le Chili, le parquet parisien a ouvert une information contre X pour escroquerie en bande organisée et blanchiment d’argent. C’était en novembre 2006. Neuf mois se sont écoulés. Il y a bien eu plusieurs entretiens entre Jacques Boedels, avocat de quelque 500 parties civiles chiliennes et Sylvie Gagnard, juge d’instruction au pôle financier de Paris chargée du dossier. Et puis plus rien. Une petite entrevue avec la suspecte, même au titre de simple témoin ? Non. Une mise en examen ? Encore moins.
    «C’est une chose que je ne m’explique pas, s’irrite Jacques Boedels. C’est tout de même très curieux que la France ne soit pas capable de régler cette affaire dans un délai normal, alors que la procédure chilienne a déjà rassemblé toutes les pièces nécessaires.» L’avocat compte déposer demain une réclamation auprès du parquet. Chez le procureur, on reste vague. Ses services ont assuré à Libération que l’enquête «menée par des services très compétents suit son cours. Il ne faut pas espérer de nouveaux développements avant septembre. Comme tout dossier qui a fait l’objet d’une dénonciation officielle de la part d’autorités étrangères, l’affaire est prise au sérieux».
    Vidéo. En attendant que la brigade financière se décide, Libération a rencontré Gilberte Van Erpe au bas de son immeuble, à Paris. Elle nie : «Tout vient du lien que j’avais avec M. Victor Mella avant mon séjour en Amérique latine. Mais j’ignorais tout de ses activités frauduleuses.» Son apparition sur une vidéo, le 10 mars 2006, où on la voit inciter dans un village chilien à l’achat des ferments lactiques ? Le fait qu’elle ait été identifiée par de nombreux Chiliens comme l’organisatrice de réunions fromagères ? «Demandez à Victor», répond-t-elle en guise de défense. Main sur le cœur, elle joue la vertu outragée : «Mon nom, dans cette affaire, a été sali».

    RépondreSupprimer
  3. MadameGil enfin arrêtée à Nice ! La justice est lente, mais elle finit toujours par passer : d´après "le parisien"
    Une Française de 67 ans a été arrêtée à Nice puis mise en examen après avoir escroqué 5 000 Chiliens auxquels elle proposait de fabriquer des produits destinés à l'industrie cosmétique. Un montage qui lui aurait rapporté entre 15 et 17 millions d'euros.

    FIN DE PARCOURS pour la flamboyante « Madame Gil ». Gilbertte Van Erpe, 67 ans, cette aventurière française est en détention à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis vendredi soir après avoir été mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » par la juge d'instruction Sylvie Gagnard. Cette chef d'entreprise avait fui le Chili à l'été 2006 pour rejoindre Paris après avoir ruiné plus de 5 000 personnes, souvent de petits paysans, qui ont cru ses boniments très convaincants.


    Elle leur proposait de réaliser des « pâtes de fromages » préparés avec des ferments lactiques censés servir de produits de base à l'industrie cosmétique française.

    Avant le Chili, elle a sévi aussi au Pérou où 25 000 victimes ont eu tort de lui faire confiance. Après l'avoir arrêtée à Nice en début de semaine, les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière cherchent à savoir où est passé le pactole de 15 à 17 millions d'euros que ce savant montage lui a rapporté.

    Vendre le miracle de participer à l'industrie des cosmétiques, c'est ce que Gilbertte Van Erpe a réussi pendant quelque temps. Née en Jordanie, ayant vécu dans l'Ex-Congo, expulsée du Mexique en 1990 et condamnée à cinq ans de prison pour une escroquerie similaire par la justice belge, elle a voulu jouer « le coup de sa vie » en Amérique latine selon les enquêteurs. En décembre 2004, avec deux associés, Victor Mella et Fernando Jara, elle crée la société Fermex qui ouvre ses portes en mars 2005.

    Labourage des campagnes chiliennes

    Là, madame Gil, bien en chair, toujours élégante et bien mise, portant de gros bijoux, signes évidents de sa réussite, parcourt les campagnes du Chili pour trouver des partenaires. Fermex installe alors 20 bureaux de recutement locaux où les candidats à la fortune achètent pour 350 € un kit de fabrication, comprenant un litre de lait, des flacons, des moules, des filtres et les fameux ferments lactiques. Et chacun entraîne dans cette aventure son voisin, ses parents et ses frères, ses cousins, tous persuadés par la bonne madame Gil d'une fortune rapide. Certains s'endettent même pour acheter ce kit dont la valeur réelle en fait ne dépasse pas 4 € tandis que d'autres arrêtent de travailler pour se consacrer uniquement à cette activité. Gilbertte est supposée racheter aux producteurs pour 700 € le produit de cette fermentation, ces fameux « fromages magiques » avant de les exporter en France pour fabriquer shampoings, savons et crèmes de beauté. Des « fromages » qui n'ont évidemment jamais rejoint la France. Mais pour réussir son coup, Fermex paie rubis sur l'ongle au prix fort les premières livraisons effectuées par les fabricants de ces fromages. De nouveaux producteurs accourent acheter le kit.

    « Elle en a passé du temps à courir les villages », se souvient Raul Mezza, l'un des avocats des victimes chiliennes. Les autorités judicaires de ce pays ont alors dénoncé les faits à la France et délivré un mandat d'arrêt international à l'encontre de Madame Gil en juillet 2006. Trop tard, elle est déjà à Paris où elle dispose de plusieurs adresses et roule en Jaguar. En novembre 2006, une information judiciaire est ouverte pour « escroquerie en bande organisée ». Son parcours devient alors plus nébuleux si ce n'est qu'elle fréquente assidûment les beaux hôtels et palaces de Nice (Alpes-Maritimes).

    C'est sur la Riviera qu'elle a été arrêtée, dans une petite chambre modeste jouxtant les locaux d'une société de rénovation installée boulevard François-Grosso où elle se planquait. Elle portait encore aux oreilles des boucles de grande valeur. « Peu loquace » durant sa garde à vue, l'escroc présumé aurait beaucoup flambé avant de se lancer dans de nouvelles arnaques sur la Côte d'Azur.

    RépondreSupprimer
  4. Madame Gil dort maintenant en prison, à fleury merogis, et deux autres personnes également. il était temps qu'elle soit interpellée puisqu'ilsemble qu'elle continuait ses "affaires", mais en France. un grand nombre de personne lui en veut en France également puisque elle vivait de toute magouille qui avait une chance d'être fructueuse merci à la police qui l'a enfin stoppée

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés